Un siècle de Champions
La seconde moitié du XIXéme siècle est dominée par les trotteurs Orlov, puis par les trotteurs américains jusqu'au début des années 50.
L'élevage français produit depuis, de nombreux chevaux d'exception.
Quelques noms sont gravés dans les mémoires.
   Uranie

Née en 1920, première star du trot français, elle règne sans partage sur le trot européen durant des années. Elle remporte par trois fois le Prix d'Amérique. Pour beaucoup, elle reste la meilleure athlète de la première moitié du XXèmesiècle.

   Fandango

Adepte d'une discipline peu connue à l'étranger (trot monté), Fandango est le seul dans cette spécialité à prétendre entrer dans la légende du trot français. Il remporte 38 victoires d'affilée sous la selle dont deux Prix de Cornulier (1953/54).
Retiré au haras, il devient par la suite l'un des plus grands étalons français.

Photo   Gélinotte

Drivée par Charley Mills, Gélinotte redonne espoir au trot français, dominé à l'époque par les trotteurs américains.
Elle enlève deux Prix d'Amérique (1956/57).

   Jamin

Surnommé " trotteur du siècle ", élégant dans ses allures et doté d'une grande vélocité, il enchante tous ses supporters en gagnant deux fois le Prix d'Amérique (1958/59). Il est le premier trotteur à remporter le Championnat du Monde aux Etats Unis (1959).

   Ozo

Avec sa queue en trompette et ses contre performances inattendues, Ozo fascine et trouble le public français, américain, suédois, italien et allemand. Elle triomphe aussi bien à l'attelé (Prix d'Amérique 1963/65) qu'au monté.

   Roquépine

Roquépine est sans doute, avec Une de Mai, la plus célèbre jument de course de l'après-guerre. Drivée en course par son propriétaire Henri Levesque ou par JeanRené Gougeon, elle remporte la plupart des grandes épreuves: trois Prix d'Amérique (1966/67/68), deux Championnats du Monde (1967/68). Elle est également la mère de Florestan, l'un des meilleurs étalons de ces dernières années.

   Tidalium Pelo

Surnommé le "diable noir", cet immense cheval (1,73m), en dépit de problèmes de jambes qui l'handicapent durant une partie de sa carrière, gagne deux Prix d'Amérique (1971/72) et deux Prix de Cornulier (1970/72).

Photo   Une de Mai

Reine sans couronne, Une de Mai n'enlève jamais le Prix d'Amérique et ce malgré six tentatives. Ses performances restent cependant époustouflantes. De 1969 (elle a alors 5 ans) à 1973, elle remporte, la plupart des grands internationaux en France et à l'étranger. Championne du Monde à deux reprises (1969/71), elle bat tous les cracks y compris le fameux Nevele Pride, cheval de légende, que les américains considèrent presque comme invincible. Dans une de ses envolées lyriques, le peintre Salvador Dali illustre son portrait...

Photo   Bellino II

Cheval né en HauteSavoie, Bellino II occupe une place à part dans le Panthéon du trot français, il est aussi performant à l'attelé qu'au monté. Son palmarès comporte trois Prix d'Amérique (1975/76/77) et trois Prix de Cornulier (1973/75/76). Il enlève ainsi son dernier Prix d'Amérique à l'âge limite de dix ans et se permet, lors de l'une de ses dernières prestations, de battre son propre record de vitesse (1'13''8).

Photo   Idéal du Gazeau

Appelé affectueusement "petit bonhomme" en raison de sa taille (1,53m), Idéal du Gazeau est le trotteur français le plus titré de tous les temps. Il gagne presque toutes les grandes épreuves dans notre pays et à l'étranger. Seul cheval champion du monde à trois reprises (1981/82/83), il s'adjuge par trois fois le Grand Circuit International (1980/81/82) et s'impose à deux reprises dans le Prix d'Amérique (1981/83). C'est sans doute hors de nos frontières qu'il rencontre la gloire qui lui permet de partir effectuer la monte en Suède à la fin de sa carrière.

   Lutin d'Isigny

Moins titré que les trotteurs cités précédemment, il gagne le Prix d'Amérique en 1985. Il est sacré deux fois champion du monde aux U.S.A. (1984/85).

Photo   Ourasi

Surnommé "le roi fainéant", Ourasi est le cheval le plus médiatisé en France durant ces dernières années. Véritable force de la nature, il réalise l'exploit à peine inimaginable de remporter le Prix d'Amérique à quatre reprises (1986/87/88/90), performance qu'aucun trotteur ne réalise à ce jour. Il est aussi lauréat du Grand Circuit International (1986/88).

Photo   Ténor de Baune

Il se présente invaincu au départ du Prix d'Amérique 1991, qu'il gagne facilement, gageure qu'aucun cheval ne réussit avant lui. La qualité des chevaux qu'il bat ce jour-là (Rêve d'Udon, Ultra Ducal et Queila Gédé) laisse présumer qu'il s'agit là d'un véritable champion. Les ennuis de santé qu'il rencontre par la suite ne lui permettent pas de confirmer la classe qu'il a laissé entrevoir.

Photo   Cocktail Jet

Né comme Amazone B (lauréate du Prix d'Amérique en 1930 et 1933) de l'union d'un étalon français et d'une jument américaine, Cocktail Jet ne court pas aussi longtemps que ses prédécesseurs mais son doublé Prix d'Amérique - Elitlopp en 1996 le situe au niveau des meilleurs chevaux.

Photo   Général du Pommeau

Véritable champion, Général du Pommeau n'a sans doute qu'un seul défaut dans sa vie, celui de trouver sur son chemin Varenne, le fameux crack italien. Cheval charismatique et doté d'un courage sans faille, Général du Pommeau est titulaire du Prix d'Amérique (2000), mais son palmarès est loin de correspondre à sa valeur réelle.

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