Il est des lieux que leur situation désigne tout naturellement aux événements. La nature sans doute l'a voulu ainsi.
Grosbois est tout simplement à l'échelle de l'homme, fait pour le repos, pour l'intimité, pour l'oubli ; des événements. Il n'a reçu que l'écho et si l'histoire est souvent passée, elle ne s'y est jamais arrêtée.
Le destin de ce château, c'est celui d'une demeure d'Ile-de-France, avec ses hauts toits à la française et ses frontons triangulaires qui apparaissent au bout d'une longue avenue aux pelouses bordées de marronniers, blotti au milieu des vastes étendues de forêts qui l'environnent, d'où il tire son nom.
C'est sous Louis XIII que commence la véritable histoire de Grosbois, Charles de Valois, bâtard légitimé de Charles IX et de Marie Touchet, prend possession du domaine construit en 1597 par un surintendant des finances d'Henri IV, Nicolas de Harlay. Fidèle à la tradition de ses ancêtres qui, tous, eurent la passion de bâtir, il ajouta les deux ailes et les deux pavillons de l'entrée en 1616 et c'est lui qui donna l'aspect actuel au château.
Le domaine passa entre diverses mains avant d'être vendu comme bien national à la Révolution, à Barras, Chef du Directoire.
Après avoir été la propriété du Général Moreau et de Fouché, le Château fut acheté en 1805 par le Maréchal Berthier, grand dignitaire de l'Empire qui imprégna le château de la présence napoléonienne.
A l'entrée du Domaine, il fit construire une grille imposante entourée de deux pavillons à portiques doriques.
Au premier étage, il fait décorer le salon des huissiers (mobilier empire de Jacob Frères, tableaux et portraits de la famille Berthier), le salon de l'Empereur et la longue galerie dite des batailles auxquelles a participé le Maréchal, ornée d'immenses toiles, de colonnes supportant les moulages des bustes de douze maréchaux et de tableaux de Napoléon I par le Baron Gérard et par R. Lefèvre.
Son fils Napoléon Berthier aménage la bibliothèque qui regroupe plus de 3 000 ouvrages militaires scientifiques, historiques ... avec une remarquable collection de cartes, de plans de batailles et de toiles de Winterhalter.
Le salon des chasseurs : superbes tableaux qui agrémentent les panneaux de cette salle (Oudry, Desportes, P. de Vos) et très beau mobilier dont un paravent en cuir à décors de volatiles et grotesques du XVIIIème siècle. Le salon de danse, recréé en 1920 par la pose d'un parquet à chevrons, décoré d'appliques en bronze doré, à motifs trompes de chasse et massacres du début du XIXè siècle, des portraits d'hommes de guerre et d'un très beau mobilier.
Le salon régence, avec ses boiseries blanc et or est meublé de cabriolets d'époque Louis XV et accueille dans une vitrine en bois doré une collection d'éventails des XVIIIème et XIXème siècles.
Le salon de passage décoré de boiseries Louis XVI est richement meublé (mobilier de salon de G. Jacobs, fauteuils garnis de tapisserie d'Aubusson à décors des fables de la Fontaine, décors en bronze à décors cynégétique).
La salle à manger conserve son aspect Louis XIII avec des fresques d'Abraham Bosse représentant les fêtes données au château pour le mariage de Charles de Valois, surmontées de grisailles, représentant les attributs de chaque fresque.
| Visite guidée du Musée Napoléonien |
Dimanches et jours fériés, de 14 heures à 17 heures.
Adultes : 5 €
Enfants de 6 à 12 ans : 3,50 €
Groupes en semaine
Avec accord préalable, le musée peut être ouvert aux groupes d'au moins 30 personnes, tous les jours de la semaine, sauf dimanche et jours fériés.
Tarifs :
De 1 à 30 personnes : forfait de 150 €
Au desus de 30 personnes : 5 € par adulte, 3,50 € par enfant de 6 à 12 ans.
Gratuité pour l'accompagnateur.
Le Règlement
Sur place, par chèque (à l'ordre de la SECF) ou en espèces.
Fermeture annuelle : du 1er décembre au 15 mars (sauf pour les groupes).
Pour les réservations :
Tél. : 01.49.77.15.24 - Fax : 01.49.77.15.25
Email : regiegrosbois@secf.asso.fr
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