Nouvelle annonce de l’ouverture
des jeux en ligne :
les professionnels de la filière hippique confiants dans les engagements
du Président de la République
2 avril 2008
Les professionnels français des courses de trot et de galop, éleveurs, entraîneurs, propriétaires, jockeys, ont pris connaissance de l’information selon laquelle le Président de la République, Nicolas Sarkozy, s’apprêterait à libéraliser « les paris sportifs et les casinos en ligne ».

Depuis l’avis motivé adressé par la Commission Européenne à un certain nombre de pays, dont la France, le 27 juin 2007, les autorités française se sont déjà prononcées à quatre reprises sur une ouverture maîtrisée des jeux et paris en ligne : le 31 juillet 2007 (M. Jean-Pierre Jouyet à l’Assemblée nationale), le 24 septembre (Eric Woerth à la presse), le 17 octobre (Eric Woerth à l’Assemblée nationale), le 6 novembre (Eric Woerth à Bruxelles au sortir d’une rencontre avec le Commissaire au marché intérieur Charlie McCreevy).

Cette « fuite » sur une éventuelle prochaine décision présidentielle, relayée par les opérateurs de jeux en ligne, n’apporte aucune précision sur la forme de l’ouverture, contrairement aux annonces précédentes qui insistaient sur son caractère « maîtrisé ».

S’agissant des paris hippiques en particulier, le Gouvernement a toujours insisté sur la nécessité de préserver leurs spécificités dans le cadre d’une ouverture « maîtrisée », par :

  • la garantie du retour d’une part des recettes des paris hippiques à la filière qui organise les courses sur lesquelles ils sont proposés (62 000 emplois en France) ; ce principe simple a été défendu par les professionnels des pays hippiques européens, Royaume-Uni et Irlande compris, le 6 mars au Parlement européen à Bruxelles : piratage et parasitage n’ont jamais fondé une relation saine et économiquement équilibrée !

  • le maintien du système mutuel, seul à même de garantir structurellement ce juste retour dans la durée et la neutralité des opérateurs de paris par rapport aux parieurs et aux compétitions sportives.
Compte tenu du caractère officieux et lacunaire de cette information, les professionnels de la filière hippique conservent leur confiance dans les engagements du Gouvernement comme dans ceux du candidat Nicolas Sarkozy, qui leur écrivait notamment, il y a un an, le 5 avril 2007 :

« J’ajoute que le système français présente deux autres spécificités qui me paraissent très importantes à défendre : le pari mutuel n’est pas partie prenante au jeu, et reverse un prélèvement qui soutient la filière équine française. (…) Il me paraît évident que les paris ne peuvent pas obéir à la simple libéralisation, comme les services. »

Conseils d'Administration
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