Journée des propriètaires.
LE CHEVAL DE COURSE
UN RÊVE À LA PORTÉE DE TOUS
Le trot, une passion qui se démocratise

Qui n’a pas rêvé un jour de diriger un grand club de football, de manager la carrière d’un champion du monde de boxe ou de gérer une écurie de Formule 1 ? En un mot, qui n’a pas rêvé un jour de s’impliquer dans un grand sport ? Or si la course automobile, le football, le tennis ou la voile demande une surface financière restant l’apanage d’une élite, posséder son propre trotteur est un hobby à la portée du plus grand nombre. Avec un budget raisonnable, le propriétaire d’un cheval de courses peut en effet vibrer aux exploits nationaux et internationaux de son champion tandis que le dirigeant va trouver sur les hippodromes un support original qui implantera l’image de son entreprise dans l’univers sportif, via un véritable athlète, le trotteur

Le trotteur, passion authentique et dévorante

Depuis des millénaires, le cheval partage la vie quotidienne des hommes. Hier compagnon de labeur, il est devenu, du fait de l’industrialisation de nos sociétés, un animal de loisirs, l’hippisme ayant définitivement consacré sa vocation sportive. Premier maillon d’une longue chaîne dont le travail du jockey ou celui du driver constitue l’apogée, le propriétaire prédestine le trotteur dès l’acte d’achat, qu’il en fasse l’acquisition chez un éleveur (quand le poulain est foal - c’est-à-dire âgé de moins d’un an - ou yearling - âgé d’un an -), lors d’une vente aux enchères (tout au long de l’année, à Caen, Deauville ou Vincennes, à l’amiable, par petites annonces, ou sur un hippodrome, lors de courses dites à réclamer ou tous les compétiteurs sont à vendre au plus offrant.

Parlons peu, parlons argent !

Un cheval n’a pas de prix, mais tous les rêves en ont un. Le prix d’un trotteur varie lui de 1.500 euros à l’infini, cette valeur étant déterminée par ses origines, la qualité de l’élevage dont il est issu, voire ses performances antérieurs s’il a déjà couru.
A la charge du propriétaire ensuite, la pension, due mensuellement à l’entraîneur et qui comprend la location du box, la nourriture du trotteur, l’entraînement proprement dit, les ferrures et les droits d’engagement en compétition (dont le montant demeure cependant très modique). Selon la qualité et le renom du professionnel choisi, le montant d’une pension varie de 600 à 1.200 euros.
Le propriétaire gagne de l’argent dès que son cheval se classe dans les sept premiers d’une compétition. L’allocation lui est versée sur un compte courant ouvert auprès de la société de courses, amputée d’un premier pourcentage de 15.5% dû à l’entraîneur et d’un autre, d’un second de 5,1%, dévolu au jockey ou au driver. Ces fonds sont mis à disposition du propriétaire douze jours francs après la course.

Vivre de belles histoires, c'est facile

Pour devenir propriétaire, il suffit de justifier de ressources financières suffisantes (20.000 euros par an pour un propriétaire individuel, 14.000 pour un associé, 10.000 pour l’actionnaire d’une écurie de groupe). Une fois l’agrément reçu du Ministère de l’Intérieur (cette démarche simple nécessite un délai de deux mois), il ne reste qu’à choisir ses couleurs, celles qui orneront la casaque et la toque du jockey ou du driver. A vous alors, la gestion de votre nouvelle passion, vos premiers frissons et, qui sait, la fierté d’être le premier artisan de l’éclosion d’un grand champion. Jag de Bellouet, l’un des plus grand champion français n’a-t-il pas été acquis pour moins de 8.000 euros, pas même le prix d’une petite cylindrée ?

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