Jean-Louis GUNTZ (maître écuyer / Académie equestre)
"Le cheval calme, en avant, et droit" : la doctrine équestre du Cadre Noir de Saumur a été fixée au XIXè siècle par le général L'Hotte. Jean-Louis Guntz en est l'un des héritiers. Ce maître écuyer a fait toute sa carrière sous la tunique noire qu'il n'a jamais quittée depuis son intégration, en 1965.
D'abord cavalier d'obstacles, il a porté haut les couleurs du Cadre Noir. En concours complet ou en dressage, il a évolué au plus haut niveau, jusqu'aux Jeux Olympiques de 1996 à Atlanta, avec son cheval Rubis de Ruyer.
Longtemps à la tête de la reprise des sauteurs, Jean-Louis Guntz est, en 2006, l'auteur d'une petite révolution : en publiant son précis Sauteurs en liberté (Agence Cheval de France), il couche sur le papier la tradition orale du dressage des sauteurs. Depuis le traité du Commandant Guérin de 1860, écuyer en chef de l'École Impériale de Cavalerie, jamais la transmission ne s'était effectuée autrement que de vive voix au sein du Cadre Noir de Saumur.
Gérald BUTHAUD (photographe cheval)
"Mon métier est la photographie, le cheval ma passion". Ce baroudeur, surnommé l'Africain par ses confrères, a su mêler l'une et l'autre en une superbe alchimie. C'est au Botswana qu'il découvre les chevaux.
Il traverse le désert du Kalahari qui le mène vers l'Afrique du Sud. Saisi par la beauté et la noblesse de l'animal dans cette immensité dénudée, il fait alors ses premières photographies de chevaux. Depuis, il parcourt le monde pour continuer à les immortaliser. Il est ainsi le premier reporter étranger à avoir été reçu dans les haras privés du Roi du Maroc à Bouznika, le temple du pur-sang arabe.
Marion-Agnès GOETZ (jockey)
Alors qu’elle prépare une maîtrise de lettres modernes, cette jeune femme pétillante n’en a pas moins succombé à
cette grande passion familiale qu’est le trotteur, puisqu’elle marche à grands pas vers une carrière de jockey. Avec déjà
une cinquantaine de succès à son actif, celle qui tient de plus en plus régulièrement la dragée haute à ses homologues
masculins pourrait même entrer dans le rang des professionnels avant la fin de cette année. Chouchou du public de
Vincennes, cette grande fan de Jean-Michel Bazire et de Jag de Bellouet n’en conserve pas moins la tête froide. Car
en dépit de tous ses succès, elle vit dans son temps, ne se sent bien qu’entouré des gens qu’elle aime, abuse parfois
de son péché mignon, le chocolat, aime lire et relire Zola et Baudelaire ou applaudir Fabrice Lucchini, même si elle se
surprend parfois à rêver d’un destin extraordinaire.
Valérie MAURICE (journaliste)
Le 28 juin 2005, à 20h50, France 2 diffuse « Un fil à la patte », interprété par des animatrices, animateurs et journalistes
de la chaîne, dont Valérie Maurice. Pari fou, pari tenu : 5,2 millions de téléspectateurs suivent la pièce de Feydeau.
L’année suivante, la troupe remet ça avec l’opérette « Trois jeunes filles nues ». Nouveau succès. « J’ai toujours rêvé d’être
comédienne », dit la journaliste de France 2. Fidèle à la chaîne publique depuis 1985, elle a été speakerine puis chroniqueuse
dans « Matin Bonheur », émission de divertissement où ses fous rires avec Olivier Minne sont restés dans les
annales. Elle a également réalisé de nombreux reportages. Actuellement, elle présente le « Point Route ». Son sourire
futé guide les automobilistes. A la ville, Valérie est une cavalière passionnée : elle cajole ses chevaux, Kancoun, Mélilo
et Oscar. Étudiante, elle a fait le conservatoire de Rouen avec Franck Dubosc, ce qui n’est sans doute pas étranger à
son sens de l’humour.